Ce procès est celui de la culture du viol dans notre société. Je salue le choix courageux de Mme Pélicot de refuser la tenue des audiences à huis clos, permettant ainsi de mettre au grand jour ce que les femmes peuvent vivre et subir dans notre société, souvent bien au-delà de l’imaginable.
Ce procès permet de constater que les violences sexistes et sexuelles concernent tous les milieux sociaux. Des monsieur-tout-le-monde, bien intégrés socialement, apparaissant aux yeux de leur entourage comme des personnes de confiance, se retrouvent à la barre des accusés. Un autre fait est également mis en lumière : le lieu central où s’exercent les violences sexistes et sexuelles est celui de la famille.
Les chiffres font froid dans le dos. Selon l’Institut des politiques publiques, en 10 ans la justice a enregistré 700 000 plaintes pour violence conjugales, 72% ont été classées sans suite et 27%, seulement, ont fini sur une condamnation.
Le climat d’impunité est inacceptable. La République s’honorerait en garantissant aux victimes de violences sexuelles que leurs démarches judiciaires ne soient plus une violence supplémentaire. Pour y parvenir, nous devons renforcer les moyens de la justice, avec des interlocuteurs formés sur ces questions.
Si l’égalité entre les femmes et les hommes a été érigée en grande cause des quinquennats du Président de la République, force est de constater que le chemin à parcourir est encore long.
Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes
Publié le 25 novembre 2024Difficile en cette journée de lutte contre les violences faites aux femmes, de ne pas évoquer le procès de Mazan qui marquera l’Histoire du mouvement féministe.
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IA et environnement: Alexandre Basquin interpelle Philippe Aghion en commission
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Lors de l'audition sur l'empreinte environnementale de l'IA de Philippe Aghion, prix Nobel d'économie, par la commission Transports et Développement durable, Alexandre Basquin a questionné ce professeur au Collège de France, par ailleurs président de la Commission de l'intelligence artificielle : "J'aimerais vous entendre sur l'IA générative", a souligné le sénateur. "Il me semble que vous reconnaissez que les grands modèles de langage contribuent de manière disproportionnée à la hausse de l'énergie. Or, les modèles actuels ont une puissance de calcul qui double tous les cent jours. Il me semble que la puissance publique doit faire des choix sur la spécialisation des IA. Il faudrait qu'elle puisse prouver que l'IA générative participe au mieux-être social. Et je ne pense pas que cela soit le cas." Dans son propos liminaire Alexandre Basquin a rappelé que 620 milliards de dollars allaient être investis en 2026 par les géants de la Tech.
Et ce, alors que l'ONU a estimé que l'on pouvait éradiquer la faim dans le monde avec 267 milliards de dollars par an pendant quinze ans. "J'aime mettre les choses en perspective", a ironisé Alexandre Basquin. Qui a également questionné Philippe Aghion sur le développement de l'IAG : "Quel est votre avis sur cet usage de l'IAG qui s'amplifie chaque jour et est incompatible avec nos ressources environnementales ? Ne devrions-nous pas interdire cette IAG ou en limiter le cadre et la portée ? "
La conclusion a tenu en une phrase : "Aux intérêts privés et économiques, ne devrions-nous pas préférer notre planète ?"
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Commission d'enquête : Alexandre Basquin interpelle la direction de Google France
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Vice-président de la commission d'enquête sur les financements privés des politiques publiques, Alexandre Basquin a interpellé le chargé des relations publiques de Google France sur la toile d'influences que tissent les Big Tech via leurs actions philanthropiques. Le sénateur a, notamment, cité le rapport "Gafam Nation" publié en 2023 par l'Observatoire des multinationales qui montre que les grands groupes numériques multiplient les mécénats avec une volonté d'influencer leurs bénéficiaires et de fabriquer l'opinion. La recherche et les universités font partie de leurs cibles. Ainsi, Google finance 1700 universités à travers le monde.
Or, a souligné Alexandre Basquin, une enquête de Radio France a montré que certains experts qui défendaient l'utilisation des écrans par les enfants dans les médias travaillaient pour des laboratoires qui étaient financés par de grands groupes numériques. "Il est difficile de mordre la main qui vous nourrit", a commenté le sénateur. " Je soupçonne que vos financements dépassent le cadre de la philanthropie. (...) Ma question est donc simple : Que faudrait-il pour lever toute ambiguïté ou tout soupçon d'influence ? " Le représentant de Google France a répondu avec le cadre législatif déjà existant.
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