Uber et Deliveroo : de vils exploiteurs des temps modernes
Publié le 5 mai 2026Les mots sont légitimement forts et justes. Portée par quatre associations, une
plainte vient d’être déposée contre Uber et Deliveroo pour « trafic d’êtres humains ».
Et pour cause : selon l’étude menée par l’Institut national d’études démographiques,
les livreurs, souvent sans papiers, travaillent soixante-trois heures par semaine et
gagnent 5,83 euros de l’heure avant déduction des frais. Un véritable esclavage
moderne orchestré par un algorithme qui définit commandes et trajets dans des
conditions totalement opaques avec des livreurs qui risquent leur vie pour réduire
leur temps de course. Parce qu’au moindre avis négatif leur compte peut se retrouver
bloqué.
Face à eux, on trouve deux multinationales anglo-saxonnes cotées en bourse, avec
150 milliards de dollars de valorisation pour Uber et 79 milliards de dollars pour
DoorDash, la société qui a racheté Deliveroo.
Le contraste est sidérant, monstrueux.
Pour autant, alors que ces deux plateformes comptent des centaines de milliers de
livreurs à vélo, elles refusent d’endosser une quelconque responsabilité.
Uber va même plus loin : des livraisons par robots autonomes sont actuellement
testées aux États-Unis. Si c’est un succès, on ne sera même plus sur la question
des conditions du travail mais sur sa destruction pure et simple. Il est plus que temps
que ces plateformes rendent des comptes et que, comme le permet une directive
européenne, ces livreurs deviennent des travailleurs salariés ! Pour qu’ils retrouvent
santé, sécurité et dignité.
Alors oui, soutenons ces livreurs et rendons-leur justice !
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