Chaque année, le 8 mars nous rappelle une réalité : les droits des femmes ne sont jamais définitivement acquis . Ils doivent être défendus en permanence. Et chaque nouveau droit obtenu n’est que le fruit de conquêtes victorieuses.
En France, si les progrès existent, les inégalités persistent. Les femmes gagnent encore en moyenne 20% de moins que les hommes et leurs pensions de retraite restent inférieures d’environ 40%. Les carrières restent plus souvent interrompues, le temps partiel est plus fréquent tandis que la charge familiale pèse fortement.
Ces inégalités se retrouvent aussi dans l’organisation même de notre société. Les femmes sont les premières usagères et les premières employées des services publics. Quand ils s’affaiblissent ou disparaissent, ce sont elles qui compensent auprès des personnes âgées, auprès des personnes en situation de handicap, auprès des enfants. Ce travail invisible et pourtant indispensable au fonctionnement de notre société se fait souvent au détriment de leur santé et de leur carrière professionnelle.
Pourtant, rien ne peut justifier ces inégalités. Elles sont le produit d’une organisation sociale encore largement structurée par des rapports de pouvoir hérités d’un système patriarcal dont nous devons collectivement nous extraire.
A quelques jours des élections municipales, un rapport d’Oxfam rappelle d’ailleurs que l’égalité progresse lorsqu’elle est portée et défendue politiquement. Aujourd’hui encore, dans un tiers des grandes villes, aucun élu n’est spécifiquement chargé des droits des femmes. Alors même que ce scrutin sera pour la première fois paritaire dans l’ensemble des communes, les femmes ne représentent encore qu’une minorité des postes de pouvoir local et 36% de la composition du Sénat.
Ce constat montre que les choix politiques sont déterminants pour que ’égalité progresse.
Or, certains partis ou organisations font des choix totalement opposés. Derrière les discours qui prétendent défendre les femmes, les actes et décisions témoignent d’un désengagement total sur ces sujets pourtant essentiels.
Nous assistons également à une inquiétante progression de discours réactionnaires et masculinistes qui cherchent à remettre en cause nos droits fondamentaux et notamment celui de disposer librement de nos corps.
A tel point que, selon le baromètre de la Fondation des Femmes, le sentiment de menaces sur les droits de femmes a progressé de 22% en un an.
Face à cela, notre responsabilité est collective. Il nous faut continuer, inlassablement, à défendre l’égalité partout et pour toutes. Le combat féministe est un combat universel d’émancipation et est incompatible avec toutes formes de discrimination, de racisme ou d’antisémitisme.
En ce 8 mars, il est important de rappeler que l’égalité entre les femmes et les hommes est une exigence démocratique pour l’émancipation et pour la liberté.
Le 8 mars nous rappelle : l’égalité reste à conquérir
Publié le 6 mars 2026En France, si les progrès existent, les inégalités persistent. Les femmes gagnent encore en moyenne 20% de moins que les hommes et leurs pensions de retraite restent inférieures d’environ 40%. Les carrières restent plus souvent interrompues, le temps partiel est plus fréquent tandis que la charge familiale pèse fortement.
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Philanthropie ou projet politique? Alexandre Basquin interpelle Pierre-Édouard Stérin en commission
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La commission d’enquête sénatoriale, dont Alexandre Basquin est le vice-président, est arrivée ce jeudi 4 juin à un moment clé avec l’audition de Pierre-Édouard Stérin. Pour rappel, cette commission cherche à faire la lumière sur « les mécanismes de financement des politiques publiques par des organisations privées » ainsi que sur les risques « d’influence, d’absence de transparence financière et d’entrave au fonctionnement de la démocratie ». Les sénateurs s’intéressent particulièrement aux investissements de structures privées : fondations, fonds ou associations, dans les domaines démocratiques, culturels ou éducatifs.
Au cœur de leurs interrogations figure notamment son projet « Périclès », porté par le milliardaire ultra-conservateur Pierre-Édouard Stérin. Durant l’été 2024, le quotidien L’Humanité avait révélé un document stratégique détaillant les ambitions politiques de ce projet. Selon ces révélations, 150 millions d’euros devaient être consacrés à la promotion d’idées d’extrême droite afin de favoriser une victoire de « l’union des droites » lors de prochaines échéances électorales
Exilé en Belgique, opposé à l’avortement et défenseur de la « remigration », Pierre-Édouard Stérin affiche ouvertement ses convictions ultralibérales, traditionalistes et identitaires. L’entrepreneur affirme vouloir « servir et sauver la France » en mettant sa fortune au service de ses idées. Son nom est également associé à la « Nuit du Bien commun », un événement caritatif organisé dans plusieurs villes françaises et régulièrement critiqué par la gauche locale pour son soutien à des associations conservatrices.
C'est justement sur la frontière floue entre ce fonds et le projet idéologique porté par Périclès, qu'Alexandre Basquin a interrogé Pierre-Édouard Stérin : "On pourrait soupçonner certaines passerelles entre votre idéologie et le Fonds du Bien commun", a ainsi souligné le sénateur. "La frontière semble d'autant plus floue que le Fonds du Bien commun soutient des projets culturels qui portent une vision du roman national qui pourrait s'apparenter à de l'idéologie. (...) Qu'est-ce qui différencie strictement votre projet politique de votre projet philanthropique ?", a interrogé Alexandre Basquin. Pierre-Édouard Stérin a répondu que les ambitions de Périclès et du Fonds du Bien commun était très différentes et qu'il n'y avait jamais eu de caractère politique donné aux actions du Fonds du Bien commun.
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IA et environnement: Alexandre Basquin interpelle Philippe Aghion en commission
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Lors de l'audition sur l'empreinte environnementale de l'IA de Philippe Aghion, prix Nobel d'économie, par la commission Transports et Développement durable, Alexandre Basquin a questionné ce professeur au Collège de France, par ailleurs président de la Commission de l'intelligence artificielle : "J'aimerais vous entendre sur l'IA générative", a souligné le sénateur. "Il me semble que vous reconnaissez que les grands modèles de langage contribuent de manière disproportionnée à la hausse de l'énergie. Or, les modèles actuels ont une puissance de calcul qui double tous les cent jours. Il me semble que la puissance publique doit faire des choix sur la spécialisation des IA. Il faudrait qu'elle puisse prouver que l'IA générative participe au mieux-être social. Et je ne pense pas que cela soit le cas." Dans son propos liminaire Alexandre Basquin a rappelé que 620 milliards de dollars allaient être investis en 2026 par les géants de la Tech.
Et ce, alors que l'ONU a estimé que l'on pouvait éradiquer la faim dans le monde avec 267 milliards de dollars par an pendant quinze ans. "J'aime mettre les choses en perspective", a ironisé Alexandre Basquin. Qui a également questionné Philippe Aghion sur le développement de l'IAG : "Quel est votre avis sur cet usage de l'IAG qui s'amplifie chaque jour et est incompatible avec nos ressources environnementales ? Ne devrions-nous pas interdire cette IAG ou en limiter le cadre et la portée ? "
La conclusion a tenu en une phrase : "Aux intérêts privés et économiques, ne devrions-nous pas préférer notre planète ?"
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Commission d'enquête : Alexandre Basquin interpelle la direction de Google France
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Vice-président de la commission d'enquête sur les financements privés des politiques publiques, Alexandre Basquin a interpellé le chargé des relations publiques de Google France sur la toile d'influences que tissent les Big Tech via leurs actions philanthropiques. Le sénateur a, notamment, cité le rapport "Gafam Nation" publié en 2023 par l'Observatoire des multinationales qui montre que les grands groupes numériques multiplient les mécénats avec une volonté d'influencer leurs bénéficiaires et de fabriquer l'opinion. La recherche et les universités font partie de leurs cibles. Ainsi, Google finance 1700 universités à travers le monde.
Or, a souligné Alexandre Basquin, une enquête de Radio France a montré que certains experts qui défendaient l'utilisation des écrans par les enfants dans les médias travaillaient pour des laboratoires qui étaient financés par de grands groupes numériques. "Il est difficile de mordre la main qui vous nourrit", a commenté le sénateur. " Je soupçonne que vos financements dépassent le cadre de la philanthropie. (...) Ma question est donc simple : Que faudrait-il pour lever toute ambiguïté ou tout soupçon d'influence ? " Le représentant de Google France a répondu avec le cadre législatif déjà existant.
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