Les femmes sont les premières usagères et employées des services publics. Ce sont elles qui compensent les carences de l’État auprès des enfants, des personnes âgées ou en situation de handicap, au détriment de leur santé. Le renoncement aux soins est monnaie courante, occasionnant la survenance de maladie diagnostiquée tardivement.
Pourtant, il n’existe pas un gène qui expliquerait scientifiquement cette inégalité. C’est bien la société qui nous socialise encore toutes et tous sous la lumière blafarde du patriarcat.
Les politiques austéritaires, par la remise en cause dans chaque pays des services publics ont des conséquences directes sur la vie des femmes : ces politiques plongent les femmes dans la précarité et font peser sur elles des charges supplémentaires, par la multiplication des ingérences religieuses, par la recrudescence des idées d’extrême droite qui attaquent frontalement le droit fondamental des femmes à disposer de leur corps, les libertés des femmes sont systématiquement bafouées.
Sur le plan international, il y a lieu de s’inquiéter. Il y a 3 ans, l’Ukraine était envahie par la Russie qui n’a jamais semblé aussi proche de faire basculer l’Europe dans un conflit majeur. A l’ONU, les États-Unis, Israël et la Russie votent ensemble contre la démocratie. En Allemagne, l’extrême-droite a doublé son score, pays où elle semblait reléguée aux poubelles de l’histoire.
Le féminisme n’a jamais été une idéologie d’exclusion, mais un combat d’émancipation qui s’avère être incompatible avec toute forme de racisme ou d’antisémitisme.
8 mars journée internationale des droits des femmes
Une journée pas comme les autres
Publié le 8 mars 2025Dernière vidéo
IA et environnement: Alexandre Basquin interpelle Philippe Aghion en commission
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Lors de l'audition sur l'empreinte environnementale de l'IA de Philippe Aghion, prix Nobel d'économie, par la commission Transports et Développement durable, Alexandre Basquin a questionné ce professeur au Collège de France, par ailleurs président de la Commission de l'intelligence artificielle : "J'aimerais vous entendre sur l'IA générative", a souligné le sénateur. "Il me semble que vous reconnaissez que les grands modèles de langage contribuent de manière disproportionnée à la hausse de l'énergie. Or, les modèles actuels ont une puissance de calcul qui double tous les cent jours. Il me semble que la puissance publique doit faire des choix sur la spécialisation des IA. Il faudrait qu'elle puisse prouver que l'IA générative participe au mieux-être social. Et je ne pense pas que cela soit le cas." Dans son propos liminaire Alexandre Basquin a rappelé que 620 milliards de dollars allaient être investis en 2026 par les géants de la Tech.
Et ce, alors que l'ONU a estimé que l'on pouvait éradiquer la faim dans le monde avec 267 milliards de dollars par an pendant quinze ans. "J'aime mettre les choses en perspective", a ironisé Alexandre Basquin. Qui a également questionné Philippe Aghion sur le développement de l'IAG : "Quel est votre avis sur cet usage de l'IAG qui s'amplifie chaque jour et est incompatible avec nos ressources environnementales ? Ne devrions-nous pas interdire cette IAG ou en limiter le cadre et la portée ? "
La conclusion a tenu en une phrase : "Aux intérêts privés et économiques, ne devrions-nous pas préférer notre planète ?"
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