E. Macron passe outre le vote populaire. Il a méprisé le vote de l’Assemblée nationale, le 8 septembre dernier, provoquant la chute de F. Bayrou.
Pourquoi cette obstination ?
Pour continuer, coûte que coûte, la même politique au service des intérêts financiers et des plus riches au détriment de l’intérêt général.
Cette obstination, elle imprègne le discours du Premier ministre à la tribune de l’Assemblée nationale.
Au-delà de l’annonce d’une suspension de la réforme des retraites, attendue, mais qui sera financée sur le dos des salariés, aucun changement de politique réel n’est à prévoir. C’est bien une continuation de la politique austéritaire fondée sur les dogmes libéraux les plus éculés qui est affichée.
L’hypothèse de la capitalisation de notre système de retraite confirme cet objectif. Les projets de loi de finances et de financement de la sécurité sociale, adoptés en conseil des ministres, sont la reprise, aggravée, des textes élaborés par F. Bayrou.
Et le renoncement au 49-3 n’empêchera pas le pouvoir exécutif d’imposer, avec l’aide de la majorité sénatoriale, ses choix.
Ce sont les plus modestes qui seront mis à contribution. Ce sont les services publics qui sont dans la ligne de mire.
L’addition s’annonce lourde pour notre peuple. C’est pour cette raison que le groupe CRCE-K soutient le vote de la censure de ce gouvernement très minoritaire et qui tourne le dos aux aspirations populaires.
Sébastien Lecornu, au-delà des manœuvres, veut poursuivre la politique libérale d’Emmanuel Macron
Communiqué de presse du groupe CRCE-K
Publié le 14 octobre 2025Les sénatrices et les sénateurs du groupe CRCE-K s’opposent frontalement au programme gouvernemental présenté par le Premier ministre, Sébastien Lecornu.
Ils rappellent, avant toute chose, le déni de démocratie renouvelé à 4 reprises par Emmanuel Macron depuis les élections législatives de l’été 2024, en maintenant à chaque fois un gouvernement à sa botte.
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"Le monde numérique est devenu un monstre numérique", alerte Alexandre Basquin au Sénat
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Lors du vote de la proposition de loi sur l'exposition excessive des enfants aux écrans et les méfaits des réseaux sociaux votée par le groupe CRCE-K et qui a été adoptée, Alexandre Basquin a fustigé la mécanique imposée par les géants de la Tech : "Le monde numérique est devenu un monstre numérique. Les ravages des réseaux sociaux ne cessent de se multiplier. (...)Notre attention est devenue une marchandise négociable dans le plus grand des mépris.", a-t-il expliqué. "Rappelons que derrière els réseaux sociaux et l'intelligence artificielle se trouvent une poignée de multimilliardaires dont le seul but est d'engranger plus de profits en exploitant nos données et en monétisant notre attention. (...) Il faut casser le narratif pernicieux des géants de la Tech." Le sénateur du Nord a rappelé qu'il n'utilisait aucun réseau social et n'en n'avait jamais utilisé. Un cas certainement unique dans l'Hémicycle.
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Face aux géants du numérique, il faut être "plus offensif, courageux, ferme"
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Au nom du groupe CRCE-K , Alexandre Basquin s'est exprimé en faveur de la proposition de loi sur la sécurisation des marchés publics numériques. Plus globalement, le sénateur du Nord a dénoncé, dans l'Hémicycle, l'exploitation de nos données par l'industrie du numérique : "Nos données sont constamment captées, pillées par des géants du numérique dont la valorisation boursière dépasse le PIB de certains États. (...) Il y a aussi la problématique des courtiers en données numériques. (...) Ainsi, la société Clearview AI a enregistré trois milliards de visages pillés sur les réseaux sociaux et des sites publics." Alexandre Basquin a, également, fustigé une "certaine forme d'hypocrisie gouvernementale". Le gouvernement ne cesse actuellement de remettre en question l'action des géants du numérique, a rapporté le parlementaire, tout en renouvelant la licence Microsoft de l'Éducation nationale ou en autorisant l'hébergement des données de santé de millions de Français par Microsoft. " Il faut être plus offensif, plus courageux, plus ferme et sortir de cette domination des géants du numérique. (...) Il en va de notre pacte social et républicain. "
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