Le Sénat a récemment examiné le projet de loi « Réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public » (RIPOST) présenté par le Gouvernement comme une réponse à l’exaspération citoyenne face aux désordres du quotidien.
C’est au nom du groupe CRCE-K que la sénatrice Michelle Gréaume s’est exprimée à la tribune dénonçant un texte qui rassemble des phénomènes très différents (rodéos motorisés, rave-parties, usage de stupéfiants) pour justifier un renforcement des outils répressifs.
Ces mesures risquent d’affaiblir encore plus les garanties fondamentales sans pour autant apporter de réponse durable aux causes des troubles qu’elles prétendent combattre.
En effet, comme le souligne la sénatrice, « la sécurité mérite mieux qu’une succession de dispositifs répressifs. Elle suppose des moyens humains, de la prévention, des services publics renforcés et une présence de proximité ».
Comme ce projet de loi n’apporte pas de réponse aux difficultés de fond, les sénatrices et sénateurs du groupe CRCE-K ont voté contre ce texte.
Projet de loi RIPOST : entre sécurité et libertés publiques
Publié le 3 juin 2026Au nom du groupe CRCE-K, Michelle Gréaume a dénoncé un texte qui privilégie l’affichage sécuritaire au détriment de la prévention, des services publics et des libertés fondamentales.

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Lors des Questions au Gouvernement, la sénatrice Céline Brulin est revenue sur la forte diminution du Fonds vert et le manque de moyens qui empêchent les communes d'agir comme elles le souhaiteraient alors que les vagues de chaleur se succèdent.
Voici son discours
"Dans cette vague de chaleur exceptionnelle, les maires sont en première ligne, souvent seuls, par exemple pour décider de fermer ou non leur école.
Qui admettre prioritairement quand une seule classe est tempérée ? Comment organiser un accueil minimal ? Que dire aux parents qui vivent dans de petits logements où il fait plus chaud qu'à l'école ?
Cette canicule n'est pas une surprise, les scientifiques alertent depuis des décennies. Dès la fin mai, nous avons subi un épisode inquiétant.
En 2022, le président Macron appelait à ce qu'on lance la rénovation de nos écoles. « On », ce sont les collectivités. Mais quand le Fonds vert passe de 2,5 milliards à 650 millions d'euros en trois ans, difficile de végétaliser des cours ou d'isoler des bâtiments... Rénovations comme constructions ne sont subventionnées qu'à 20 %, tout au plus 30 %. Les restes à charge sont insoutenables, alors que DETR, DSIL et Fonds vert cumulés ont fondu de moitié.
Face aux canicules, nous avons pourtant besoin de plus de services publics : piscines ouvertes, activités adaptées, parcs sécurisés, une eau moins chère - voire gratuite, en cas d'épisode extrême. Allez-vous enfin entendre que les collectivités ont besoin de moyens ?
Nous savons tous que, des vagues de chaleur, il y en aura d'autres. Or le Fonds vert a été divisé par trois ! Le Gouvernement n'a qu'une chose à annoncer aujourd'hui : le rétablissement de ces crédits plutôt que de faire l'inventaire des missions budgétaires et de nous expliquer comment installer un panneau solaire."
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