Propositions de loi

AESH : un choix politique contre l’école inclusive

Le rejet, le 7 janvier dernier au Sénat, de la proposition de loi visant à reconnaître les AESH comme fonctionnaires de catégorie B marque un recul majeur pour l’école inclusive. Malgré une forte attente des familles et de l’opinion publique, le gouvernement et la majorité sénatoriale ont fait le choix de maintenir la précarité de milliers de professionnels et professionnelles indispensables à la scolarisation des élèves en situation de handicap.

Le rejet, le 7 janvier dernier au Sénat, de la proposition de loi visant à créer un corps de fonctionnaires de catégorie B pour les AESH, malgré un large soutien des familles et de l’opinion publique, confirme un choix politique clair : l’école inclusive n’est pas une priorité pour le gouvernement et la majorité sénatoriale de droite et du centre.
Depuis plusieurs années, Michelle Gréaume intervient régulièrement sur la situation des accompagnantes et accompagnants d’élèves en situation de handicap. Dès 2021, elle alertait le gouvernement sur une politique du « faire plus avec moins », dénonçant le manque de moyens humains et financiers accordés à l’inclusion scolaire.
En 2023, la sénatrice a également interpellé l’exécutif sur la prise en charge des AESH pendant le temps périscolaire et méridien, après le désengagement de l’État, laissant les collectivités seules face à cette responsabilité. À plusieurs reprises, elle a défendu au Sénat des amendements visant à rétablir une prise en charge intégrale par l’État, afin de garantir la continuité de l’accompagnement des élèves en situation de handicap.
Ces interventions s’inscrivent dans un constat largement partagé : près de 148 000 AESH exercent aujourd’hui dans des conditions de précarité inacceptables – salaires faibles, temps incomplets imposés, formation insuffisante – tandis que des milliers d’élèves restent sans accompagnement ou avec un accompagnement très partiel.
En soutenant le rejet de cette proposition de loi, le gouvernement envoie un message clair : l’inclusion scolaire peut attendre.
Michelle Gréaume continuera de porter ces exigences et de soutenir les mobilisations pour une école publique réellement inclusive, respectueuse des droits des élèves comme de celles et ceux qui les accompagnent au quotidien.

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