La proposition de loi, portée par la droite sénatoriale, prévoit de transférer une partie des obligations en matière de logement vers des autorités organisatrices de l’habitat, lorsqu’elles existent, au risque de créer des inégalités entre territoires. Elle affaiblit également les outils de solidarité comme la loi SRU, tout en fixant des objectifs de production de logements très en deçà des besoins réels.
Face à ces choix, Michelle Gréaume a défendu l’amendement n° 99, visant à renforcer la place et le rôle des communes dans la mise en œuvre des politiques de l’habitat. Cet amendement rappelait une évidence : les communes sont l’échelon le plus à même de connaître les besoins locaux, de garantir la mixité sociale et d’assurer un accès équitable au logement.
Depuis plusieurs années, la sénatrice alerte sur les effets conjugués de la hausse du foncier, de l’augmentation des loyers et du désengagement de l’État vis-à-vis du logement social. Elle dénonce une politique où les bailleurs sociaux vendent leur patrimoine, augmentent les loyers après rénovation, et qui éloigne progressivement les publics les plus modestes du logement social.
En défendant l’amendement n° 99, Michelle Gréaume a réaffirmé que le logement est un droit fondamental, qui ne peut être subordonné à des logiques de marché ou à une gouvernance éclatée.
Le rejet de cet amendement confirme un choix politique clair : celui de fragiliser les communes au moment même où la crise du logement exige des réponses fortes, coordonnées et financées. À l’inverse de cette orientation, Michelle Gréaume continue de porter au Sénat l’exigence d’un État pleinement engagé, aux côtés des collectivités locales, pour produire du logement social, lutter contre le mal-logement et garantir le droit au logement pour toutes et tous.
Logement : une proposition de loi en décalage avec l’urgence sociale
Publié le 14 janvier 2026Dans ce contexte, Michelle Gréaume est intervenue pour défendre une autre vision de la politique du logement : une politique fondée sur la proximité, l’égalité territoriale et la responsabilité communale

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Moyen-Orient: "Notre capacité collective à faire respecter le droit doit être démontrée"
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La situation au Proche et Moyen-Orient est catastrophique avec trois semaines d’escalade continue et une déstabilisation de la région et de l’équilibre du monde. Si l’exécutif a exprimé la position de la France, le Parlement doit jouer son rôle : débattre, éclairer, contribuer aux choix qui nous engagent.
Voilà ce qu'a affirmé la présidente du groupe CRCE-K, Cécile Cukierman, lors du débat au Sénat. Voici son discours :
"Nous condamnons sans ambiguïté la guerre d’agression menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Monsieur Cadic, quels que soient notre position intransigeante envers le régime iranien et nos combats pour les droits humains, et notamment ceux des femmes, nous condamnons cette violation du droit international.
La notion de guerre préventive ne repose sur aucun fondement solide. C’est une rupture profonde dans l’équilibre du monde, dont nous mettrons des années à mesurer les conséquences.
L’histoire nous enseigne que l’on n’impose pas la démocratie par la guerre, on ne construit pas la liberté sur la destruction. L’agression par les États-Unis et Israël franchit des lignes rouges graves. Les éliminations ciblées sont des exécutions extrajudiciaires qui remettent en cause le droit international. Pire, elles privent le peuple iranien de jugement, de vérité, de réparation - et donc de reconstruction.
En trois semaines, le conflit s’est étendu. Le Liban est touché, l’Irak déstabilisé, les tensions gagnent le Golfe.
C’est une escalade sans fin, dont les peuples paient le prix : des milliers de morts, des millions de déplacés, des villes et infrastructures détruites. À cela s’ajoutent des risques écologiques majeurs, après les frappes sur des installations sensibles.
La fermeture du détroit d’Ormuz fait s’envoler les prix de l’énergie. Qui paie ? Qui en profite ? Nous refusons que la guerre devienne une occasion de spéculation ; de l’agriculture à la plasturgie, des pans entiers de notre économie sont menacés, or rien ne garantit que les spéculateurs d’aujourd’hui seront les bienfaiteurs de demain.
La guerre économique est là, nous la subissons. Pour combien de temps ? Monsieur le Premier ministre, de nombreux pays européens ont déjà pris des mesures ; que comptez-vous faire concrètement ?
L’ordre international est en jeu : une ligne de fracture apparaît entre ceux qui défendent le droit international et ceux qui s’en affranchissent.
L’Europe a su défendre le droit dans d’autres contextes, mais sa parole apparaît hésitante. Le droit s’en trouve fragilisé. Or il n’est crédible que s’il est universel. Nous faisons un choix clair : celui du droit, de la justice, de la paix.
Ces principes doivent s’appliquer partout : à Gaza, en Cisjordanie, au Liban - qui a reçu plus de bombes en trois semaines que l’Iran...
Quel devenir pour le peuple ukrainien, alors que l’interdiction des importations de pétrole russe vient d’être retirée de l’agenda à Bruxelles ? Quel avenir pour Cécile Kohler et Jacques Paris, toujours assignés à l’ambassade de France, dont l’ambassadeur d’Iran estime cyniquement qu’il est possible qu’ils reviennent un jour en France ?
Membre permanent du Conseil de sécurité, seul pays de l’Union doté de l’arme nucléaire, la France porte une voix indépendante. Cela implique de parler clairement à nos alliés, de dire non quand le droit est bafoué, non à la logique de guerre. Des mesures concrètes doivent être prises : embargo sur les armes, sanctions, fin de la complaisance avec certains dirigeants.
C’est notre capacité collective à faire respecter le droit qui doit primer. Ce monde de conflit permanent, d’instabilité, nous ne l’accepterons jamais. Face à des bouleversements majeurs, nous n’avons ni le temps ni les moyens de renoncer au droit. C’est pourquoi nous défendons avec détermination le respect du droit international, la paix et la souveraineté des peuples, seul chemin de paix."
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Direction générale des finances publiques, Monde associatif, Ministère de l'Intérieur... Vice-président de la commission d'enquête sur les financements privés des politiques publiques, Alexandre Basquin multiplie les auditions pour retracer les circuits des dons, leur éventuelle influence, les garde-fous existants, ceux qui devraient être mis en place, etc.
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