Alexandre Basquin a été catégorique :" Aucune régulation ne résiste à la pression financière." La preuve : même l’Europe fait marche arrière aujourd’hui. Et ce alors que les outils numériques sont devenus des outils politiques avec des sociétés privées payées pour manipuler des élections sur les réseaux, l’invisibilisation des médias palestiniens par Facebook, la multiplication des caméras qui peuvent être utilisées à des fins économiques mais pas seulement, etc.
Idem pour l’intelligence artificielle : "84% des élections dans le monde ont été impactées par l’IA." Dont l’utilisation a des conséquences environnementales désastreuses : "Nos ressources ne peuvent pas absorber ce que demande l’utilisation de l’IA générative." Comme Juan Sebastián Carbonell, sociologue du travail et des relations professionnelles, Alexandre Basquin a parlé de "taylorisme augmenté" en évoquant l’IA. "Nous sommes face à une tyrannie numérique", a conclu le sénateur du Nord, avant d’aborder des pistes de solutions comme obtenir la responsabilité d’éditeurs de contenus pour les plateformes, la dénumérisation des services publics, le droit de ne pas utiliser internet et la non-utilisation des réseaux sociaux, notamment.
Alexandre Basquin a conclu son propos avec une citation d’Étienne de la Boétie : "Le tyran ne vit qu’à travers nous. Soyez résolus de ne plus servir et vous voilà libres."
Discours, échanges avec le public, dédicaces... Une présentation à Lille réussie pour le livre d’Alexandre Basquin !
Publié le 25 avril 2026Peut-on accéder au numérique sans les grandes entreprises américaines ? Comment remettre de l’humain dans nos échanges avec les services publics ? Qu’implique l’arrivée des data centers ?
Les échanges avec le public ont été nombreux suite à l’intervention d’Alexandre Basquin à Lille-Hellemmes pour la présentation de son livre "Numérique : stop à l’exploitation !" dans le cadre d’un événement organisé par la fédération du Parti communiste du Nord. Les dédicaces ont d’ailleurs été nombreuses !
Lors de son discours, le sénateur a rappelé qu’un adulte passait en moyenne 32 h par semaine devant un écran et que près de la moitié des personnes interrogées reconnaissaient avoir une attitude différente en ligne et hors ligne. "Un modèle économique s’est construit autour des outils numériques (...). Tout est fait pour que vous restiez le plus longtemps possible sur vos écrans afin d’établir votre profil et d’exploiter vos données. Celles-ci sont devenues une marchandise pour les Big Tech. Leurs algorithmes ne cherchent pas la vérité ou le mieux-être collectif mais l’engagement des utilisateurs", a expliqué Alexandre Basquin. "Une ancienne salariée de Facebook a révélé que Facebook avait embauché des experts pour travailler sur vos comportements pour vous rendre addicts et faire en sorte que vos enfants consomment du réseau social avec des algorithmes ultra-personnalisés. (...) Ces contenues orientés vous manipulent au nom du capital."
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